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La femme, acte 1

CE QUE VEULENT LES FEMMES !

J’ai mis du temps à réaliser que pour être heureuse il fallait l’avoir décidé. Qu’une fois lancé le destin suivait son cours et que pour rien au monde les autres devaient nous dicter notre conduite.

La Bible nous enseigne d’être soumise à nos maris. Une bonne femme est synonyme de soumission, d’acceptation de tout et pour tout, seul l’homme a son mot à dire. En tout et pour tout, le bonheur d’une femme se résume en ces trois termes : soumission, éducation et ménage. Et si d’aventure elle osait employer ce terme, « liberté », alors les conséquences seraient terribles.

Depuis des siècles et des siècles les femmes sont soumises à ces stéréotypes qui font d’elles parfois des objets de décoration, des personnes sans valeur. Pour la tradition, elles ont été élevées pour être des automates. La femme est donc reléguée à sa fonction première, celle de rester soumise à son mari. Mais si de nos jours l’éducation de la femme lui donne un autre principe d’égalité, elle ne reste pas moins en dessous de l’homme. Il n’y a pas d’égalité véritable entre ces deux entités comme on veut nous faire croire. Il n’y a qu’une vague acceptation de ce qu’elles représentent réellement. A-t’on déjà pensé à ce que veulent les femmes ? Ou restons nous seulement confinées dans cette idée d’égalité, de parité ?

Ce que veulent les femmes, c’est avant tout d’être heureuse. Aucune femme ne dira qu’elle est suffisamment heureuse lorsqu’elle ne l’est pas réellement. Qu’elles soient jeunes filles ou femmes adultes, elles convoitent toutes la même chose : le bonheur. Un bonheur auquel elles n’ont pas droit, qu’elles refusent de revendiquer de peur de perdre leur dignité, leur place de femme.

Ce que veulent les femmes c’est aussi le respect, les attentions et l’acceptation de soi. La femme a toujours eu un besoin d’affection que parfois les hommes leur refusent. Ce besoin là pousse les femmes dans leurs retranchements et dans ce rôle dans lequel toutes les générations tendent à les y enfermer.

Une femme ne vit pas seulement pour ces enfants, son mari, comme on voudrait nous le faire croire. Elle vit également pour elle-même, pour son bien-être et son épanouissement personnel !

On oublie parfois qu’être une femme c’est devoir gérer un stress permanent et subir vraisemblablement une société qui tarde à évoluer et se développer.

Les femmes d’aujourd’hui ne sont plus celles d’autrefois qui avaient du mal à exprimer leurs sentiments ; celles d’aujourd’hui sont plus fortes,instruites,plus à même de dire non et plus à même de prendre leurs propres décisions.

Ce que veulent les femmes, c’est avant tout être comprises, car elles vivent dans cette crainte de non-acceptation du fait d’une éducation trop stricte ou d’un niveau trop élevé. Une femme a besoin d’exister et de résister mais elle a avant tout besoin d’un homme qui saura l’aimer car n’a t’on pas dit que la femme est la côte de l’homme ?

Affaire à suivre…

la plume de l’écrivain

la plume de l'écrivain

 

MA PLUME

c’est ma plume,

c’est elle qui ouvre mon âme à de belles envolées,

c’est elle qui ouvre mon esprit à n’écrire que la vie

C’est ma plume,

Celle que j’ai,

Cette plume qui m’anime et me déchire

Que j’ai parfois du mal à comprendre,

C’est ma plume,

Sans le vouloir, sans y prendre garde

J’ai délaissé ma plume,

Je l’ai blessée

J’ai ôté toute vie de son corps

Je n’ai pas su lui accorder une place de choix dans ma vie

Et mes nuits sont bien vides

Ces nuit où l’âme pensante, je déliais mes vers sur une feuille toute vierge,

Innocente de tous ces attraits que le charme même lui conférait

Des mots qui sans l’ombre d’un doute reflétaient l’illustre poésie que mon cœur lui dédiait

Ma plume se devait d’exister,

Je me devais de la parfaire !

Lui conférer une place de choix,

Lui donner une raison d’être

Ce n’était pas seulement qu’une simple plume,

Qu’une simple chose, un haillon

C’était avant tout une substance rare,

Une drogue qui vous envahit et qui vous fait exister

C’était de celles là qui conféra aux poèmes de Victor Hugo ou Baudelaire son caractère unique

Son caractère existentiel

Des vers par millier, j’aurais écrit,

Des poèmes, à chaque minute, se serait formé

De toute cette poésie, serait née une vraie romance,

Car seule ma plume savait aimer !

Sur les routes du savoir et de l’écrit,

Sur les voies qui mènent à des cieux indélébiles,

Elles marque les cœurs de son attrait habile,

Ma plume,

Celle qui n’a besoin de rien pour vivre,

C’est ma plume,

Qui subsiste, qui s’adapte

Et aujourd’hui encore, elle sait nous charmer,

Celle qui n’a nul besoin d’aller à l’école de l’écrit

Car de ses mains ce cache un vrai savoir-faire,

Que seule une âme bien née pourrait parfaire !

Lucie akouvi Tetey, ma plume

 

 

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et si je vous parlais d’amour acte2

 

et si je vous parlais d’amour

« J’ai toujours voulu trouver une définition à toute chose, même à l’amour ; j’en ai aimé, et j’en ai blessé, j’ai aussi aimé ceux qui m’ont blessé, mais aujourd’hui je crois savoir que je n’en aime qu’un : je peux enfin le dire, j’ai découvert le sens du je t’aime » Lucie Akouvi TT

Je pus réaliser au cours de ma vie que l’amour était ce qu’il y avait de plus merveilleux dans sa complexité à nous faire douter même quand tout semble se diriger vers le bonheur. Dans ma conception de vie, je crus pouvoir affirmer sans l’ombre d’un doute qu’aimer pouvait se définir, mais avais-je oublié que le sens d’aimer était de définir.

L’amour était ce que les yeux définissaient dans le style de l’autre, ce que la bouche définissait dans les baisers de l’autre, ce que le corps ne cessait de définir dans son contact réciproque avec celui de l’autre.

L’amour était alors par définition ce qui définissait l’autre, la recherche du soi dans l’être aimé, un apport quantitatif qui viendrait boucher toutes imperfections qu’on remarqua soit dit en passant en soi.

Je compris alors que vouloir trouver une définition complète à l’amour serait réaliser l’impossible, car l’amour en tant que mythe , est quelque chose de possible mais d’imperceptible.

L’amour est ce don que chacun possède, et qui peut lui échapper au fur et à mesure qu’il grandit. C’est la possibilité de se révéler aux autres tel qu’on est, en mettant à nu nos imperfections et en nous faisant accepter.

L’amour c’est l’attraction qui nous attire vers l’autre sans vraiment savoir pourquoi ; c’est cette sensation inexplicable, qui vous retient dans votre élan, et qui à cette capacité de vous pousser à faire l’impossible.

L’amour, c’est ce sentiment d’imperfection qui vous ramène à votre état d’être imparfait ; c’est cette perfection qui vous rappelle que rien n’est vraiment présent, que tout est continuel, et que tout est éphémère. C’est ce sentiment qui vous fait détester en l’autre vos propres imperfections, qui vous fait être le prédateur de l’être tant aimé. Il est ce monstre que chacun abhorre en lui, et qui le rend insensible à toutes les sensibilités du monde.

L’amour c’est cette blessure qui ne cicatrise pas, qui vous laisse du dégoût et qui à cette faculté de s’effacer dans la projection vers un autre être aimé. C’est ce rire qui vous rend pâle, ce visage qui vous fait rougir ; c’est ce sentiment d’application, d’attention, de soin, d’attachement qui vous faire réaliser la grande erreur de solitude.

L’amour, est cette erreur qu’on commet lorsqu’on s’offre au premier venu, c’est ce sentiment de regret de n’avoir pas pu le retenir cette nuit là. C’est cette sensation incontrôlable qui surgit de nulle part et qui fait de vous des aveugles intellectuels.

C’est cette sensation au cœur, cette pression qui vous anime, ces battements qui vous font perdre la tête, cette envie de rien et de tout, d’amertume et de vie, de tendresse et de rejet ; de douleur et de bonheur.

L’amour c’est ce silence qui vous parle, quand tout s’éteint ; c’est cette sensation d’impuissance, de petitesse qui vous anime devant tant d’animosité.

L’amour, c’est ce contact charnel, cette connexion connective, déconnectée de toute réalité terrestre, de toute perception naturelle, qui subsiste le soir des noces, à l’heure des rendez-vous incontrôlables,

A l’heure des gémissements sourds, il est cette clameur qui retentit dans la nuit. Il est un lien éternel, une caresse vivante. Il est ce frémissement semblable à celui de la feuille ; il est ce doute certain né d’une certitude incertaine. l’amour c’est de posséder ce petit rien et d’en faire quelque chose de grand.

Il est le poids de la vie même, l’essence même du mariage ; il est la proximité qui fait exister un couple, il est ce lien qui engendre le fruit tant attendu.

L’amour est ce don que Dieu met en nous et qui évolue selon ce que nous vivons dans la vie.

Vouloir trouver une définition à l’amour, signifierait que l’homme même ne soit pas à mesure de révéler sa propre nature. Car la première définition de l’amour, c’est l’homme et c’est ce qui fait la grandeur de l’amour.

La plus grande valeur de l’amour, c’est d’être plus petit que tout ; car l’amour est ce que notre esprit conçoit, mais qui se révèle dans chaque définition de l’autre. Aimer, c’est être homme…

Lucie Akouvi Tetey, Et si je vous parlais d’amour, acte ii

11/02/16

 

 

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CARPEDIEM

Carpe diem (quam minimum credula postero) « Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain »,DAS LEBEN IST SEHR KURZ. DAS LEBEN IST UNSER. CARPEDIEM!

Profiter de l’instant présent, et laisser à demain le soin de  se construire.

« Carpe diem », n’est pas seulement une expression, mais comme le diraient les Allemands, « Carpe diem ist meine Heimat ». C’est un état d’esprit qui nous oblige à prendre la vie du bon côté. J’ai choisi cette expression, avant tout pour montrer que les mots ont un sens particulier, ils sont révélateurs d’une certaine trame, ils nous communiquent le bon sens. Mais je l’ai aussi choisie car le bonheur est, en soi, une valeur que chacun entretien au cours de sa vie, une valeur qui semble éteinte quand surviennent les problèmes, mais qui s’agite telle une vague, quand la tempête a fait son chemin.

« Carpe diem » ! Cette parole s’adresse à toi, à moi, à nous, une parole de vie, d’amour, et de compréhension. « Etwas zu recherchieren, und Etwas zu geben » : apprécier le bonheur, tel qu’il nous vient, et profiter du mieux de ce qu’on a. Croire en ses chances , en ses capacités, et pouvoir crier, haut et fort, qu’on se sent soi.

« Carpe diem », c’est aussi dire non, à tous ce qui nous accablent, aux blessures d’un soir, à la détresse, au stress, à toute cette clameur d’incertitude qui rend notre quotidien monotone. C’est se dire que c’est possible, de se réaliser, une fois pour toute, être à même de voir le monde tel qu’il est et d’accepter sa différence.

Trop de conceptions nous ensevelissent dans des pensées faite de négation. Qui est à même de résister ? Je dis « Carpe diem », à tous ceux qui semblent accablés par le désespoir, par l’incertitude, par les vices et qui pensent à tout laisser tomber, pour demeurer dans les meurtrissures de la vie.

« Carpe diem » pour toutes ces fois où vous avez douté de vos compétences. La vie vaut la peine d’être vécue. Un seul souffle peut l’éteindre, alors profitons-en pour ne pas nourrir des regrets à 40 ans !

                                                                   CARPE DIEM !

NOËL, fête de tous!

    Dans l’esprit de Noël                         

Lorsqu’on foule de plein pieds ce beau de Décembre, tout en moi s’anime, telles des lumières qui ne s’éteignent jamais. Lorsque mes yeux s’ouvrirent en ce premier décembre, je dis waouh !!!!!!!!!!! Encore un mois de bonheur, un mois que nul ne pourrait corrompre par ses impressions malsaines, que personne ne saurait contester, car décembre est avant tout le mois de ma naissance ! Et ça, c’est mémorable.

Ce que j’aime par-dessus tout dans ce mois, c’est cette communion qui existe entre chaque jour, chaque jour étant lié, de façon exceptionnel, conférant à ce mois son caractère Sacré. Ce que j’aime dans ce mois, c’est Noël !

Noël est la fête de tout le monde. Même les moins croyants y trouvent leur compte, et les plus croyants, la satisfaction de leurs désirs. Noël réunie des familles entières ; il infuse, inculque à tous les enfants l’amour, la paix, et surtout, le sens partage. 

Noël nous permet de rester en parfaite harmonie avec Dieu, et de vivre en parfaite harmonie avec les autres. Il nous entrouvre à être à l’image du Père, et nous prépare à entrer dans une nouvelle année faite de joie et d’allégresse. Ce qu’il y a de perceptible ce jour de Noël, c’est de voir la joie, la joie sur le visage de s petits enfants, une joie qui vient de Dieu, et que personne ne saurait négliger.

NOËL nous invite ainsi à être Amour, Vie, et Bonheur ; il nous montre le chemin qu’il faut suivre pour ne pas se perdre. Être dans l’esprit de Noël, c’est être encré dans les valeurs humaines, c’est vouloir faire du bien, c’est vouloir être toujours heureux, et ne jamais arrêté de procurer de la joie à ceux qui n’en ont pas.

NOËL est la fête de tous, des riches, pauvres, grands ou petits. C’est la fête de ceux qui perdent le goût de la vie, qui oublient ceux que c’est que l’amour, ce pourquoi ils vivent, et ce pourquoi il est important d’être entouré de leurs proches et de sentir que l’amour qu’ils nous donnent est le plus beau.

NOËL ouvre le champ des possibilités, NOËL permet de redécouvrir le bonheur d’avoir une famille, la chaleur que le conjoint peut nous procurer, l’envie d’être toujours là pour ces enfants.

NOËL, c’est avant tout être avec ceux qu’on aime, et partager un moment magique dans l’esprit d’amour, de joie, de vie, autour d’un dîner, d’un chocolat chaud, autour d’un beau sapin, et avec tout l’amour que nos proches peuvent nous procurer !

J’aime Noël, j’aime être en famille, j’aime cette joie que je ressens, indescriptible, qui crible mon cœur d’amours indélébiles. Je ne rêve pas mieux, je n’en demande pas mieux ; NOËL m’apporte tout l’amour dont j’ai besoin, autour d’une belle famille que j’aime !

Souriez, soyez heureux, le bonheur ne s’attend point, il se vit !

Le bonheur que cette fête nous procure, ne laissez aucun désespoir l’éteindre en vous !

le bonheur n’attend que vous:!!!!!IMG_20151225_235554

 

  JOYEUX NOËL        

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je dirais au monde que je pars

Poème : Je dirai au monde que je pars

 

c'est toujours difficle de partir, mais quand onfait ce choix, c'est qu'on a une bonne raison de le faire

je dirai au monde que je pars

   Je dirai au monde que je pars,

Je lui dirai de ne point me retenir

Que tout ça c’est bien fini,

Que mes larmes ne peuvent plus s’évader,

Que mes rires ne peuvent plus couler

 

   Je dirai au monde que je pars,

Loin des misères de ce monde

Je lui dirai que c’est insensé d’aimer,

Je lui dirai que je me sens blesser

Que mes rimes se sont envolées,

Que mes rires ne sont plus rythmés

Je dirai au monde de ne point insister,

Les choses de la vie ne sont point éternelles,

Je lui dirai comme dans un discours solennel,

Que mon cœur peine à aimer

 

Qu’il est trop tard pour le rattraper,

Qu’il est impossible de le sublimer,

Qu’il s’est éteint pour l’éternité,

Qu’il s’en est allé loin de cette vesprée

 

Je dirais au monde toutes mes peurs,

Toutes les peines que j’endure au quotidien

Je lui dirai que je fais des efforts pour être à la hauteur,

Que j’essaie d’être en apesanteur

Je lui dirai de ne pas croire en mes sourires,

De ne pas croire en ce visage de délicatesses

Je lui dirai de ne pas croire en moi,

Que mes espoirs, sont perdus, finis,

Je n’ai plus la force de lutter,

Je n’en peux plus de m’acharner

Chaque année, je ne fais qu’espérer,

Pour qu’un jour je sois couronner,

 

   Je dirai au monde que je pars,

Dans ce monde d’où l’on ne revient pas

Dans ce monde fait de merveilleuses lumières,

Dans ce monde que les poésies terrestres affectionnent tant

 

Je pars, pour de vrai,

Je pars pour ce monde que tout le monde ignore,

Fait de pensées et de pensants,

Un monde qui me définit parfaitement

Un monde, qui me convient réellement

Alors moi, aussi je commettrais sûrement cette erreur,

De ne pas rester près de tout ;

Mais je suis sûre d’une chose,

C’est que je partirais…

Pour de vrai !

Lucie Akouvi TETEY , je dirai au monde que je pars, 09/11/2015

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Pris au piège

« J’ai toujours pensé que les autres possédaient des dons vraiment exceptionnels jusqu’au jour, où je réalisai que moi aussi j’en possédais. Quand je compris que j’étais un don, alors tout autour de moi s’illumina, et enfin j’assumais ma différence, car enfin de compte, le don c’est sacré » Lucie Akouvi Tetey 13/10/2015

 

c'est ça être pris au piège

c’est ça être pris au piège

Poème : Pris au piège

Quand les bruits des mitraillettes tentent d’assassiner ma quiétude,

Je songe déjà à un lendemain plein de certitude

Des nuits sombres, seul dans le noir,

Le cœur en larmes, plein de désespoir,

Je tente en vain d’écrire un poème,

Certes peut-être ma dernière bohême

Mon existence, s’existentialise

Tout mon être s’amenuise

Je sens comme un poids plus léger que le jour,

Je sens tout mon corps en prendre un coup

Désastre ultime !

Désastre désastreux,

Que de doutes n’envahissent mon âme,

Que de larmes ne rendent leurs armes

Dans mes nuits d’espoir, je chavire,

Maisavant de chavirer, je prends le navire

Vers des cieux inconnus, je vogue,

Seul dans tout l’océan, je vogue…

Que de peines me rendent avide,

Que de tristesse me rend le vide

La vie que le vide emporte,

Ma vie, celle que je transporte

Que de désespoir ne tourmente mon espoir,

Et enfin de compte, je suis pris au piège !

Pris au piège, dans un gouffre infernal,

Dans ce gouffre infernal,

Impénétrable,

Qu’assassine à coup de mitraillettes,

Mes années de triste solitude,

Qu’assassinent en vain mes années de solides tues

Pris au piège de n’avoir pas été,

De n’avoir pas été ce qu’en été,

Les touristes attendent de moi..

Pris au piège,

Pris au piège de ces années de douleur,

Ensanglantées de toute part,

De toute cette part d’horreur,

Que nous livre l’auteur inconnu de tous ces meurtres

Pris au piège,

Pris au piège dans un gouffre infernal,

Impénétrable,

Intarissable,

Insaisissable,

Impitoyable,

Que personne ne sait, mais meurtrier,

Que personne ne sait, mais guerrier,

Que personne n’ose affronter

Que personne ne voudrait surmonter

Et on utilise des figures de style pour le qualifier,

On en parle avec tant de simplicité,

On aimerait le tenir en vérité,

Et pouvoir en être héritier

Mais il nous tient en terreur,

Nous crible de malheur

Assiège nos bonheurs,

Et trouble nos heures

Pris au piège, dans ce piège infranchissable,

Que l’amour trouve impénétrable,

Que la vie trouve inchoisissable

Pris au piège, dans ce monde d’assassins

Qu’assassinent nos idées malsaines

Pris au piège dans nos propres figures de style,

Pris au piège dans nos propres figures de style…

LUCIE AKOUVI TETEY, PRIS AU PIÈGE, 13/10/2015

 

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La vie d’une étudiante le bâtiment S (Acte 2)

le bâtiment S

Le bâtiment S

Vous avez aimé l’acte 1 et bien aujourd’hui je vous livre l’acte 2 avec des éléments qui vous plairont fort bien. La vie d’une étudiante se poursuit ! Ce que vous voyez là c’est l’insigne du Bâtiment S avec tous ce qu’il y comme affiche; ce fameux bâtiment vous livre ses secrets.

La semaine dernière, nous avons été priés de rentrer à la maison : présence policière, lacrymogènes à volonté,  la panique était palpable même si pour nous cela n’avait rien de nouveau.
Cependant, le mystère demeure. L’année académique prochaine, le coût des inscriptions à l’université va tripler. Cette situation a le don d’énerver les syndicats étudiants… Tout est à notre désavantage; une lutte qui commence au moment où une autre n’est pas encore achevée, ça ne finit jamais.
Les cours à l’université ont pris un grand retard avec la grève des profs au mois d’avril. Malheureusement, ce mercredi 12 août les profs ont commencé une nouvelle grève ; comble de malheurs c’est nous les étudiants qui en faisons les frais. Où va notre système ? Il faut que quelque chose soit fait, avant que les choses n’empirent. Je pense moi, qu’il faut repenser le système éducatif pour qu’il soit plus performant.
En cité universitaire, les choses vont bon train. La vie au Bâtiment S se poursuit. Le bâtiment S est maintenant le Bât des anniversaires, chaque semaine de nouveaux potins : des mecs qui battent leurs copines, des pères de famille qui ne se cachent plus! Même la journée, ils sont là. Un exemple palpable. J’étais arrêté entrain de regarder le parking sur lequel donne ma chambre située au deuxième étage du bât S et que vois-je? Cette voiture.
Un père de famille venu en mission: c’est passionnant non?20150804_131559

Voir ce genre de choses pour nous, futurs parents c’est décevant… elles ne se cachent plus, tout est légalisé. Paraît-il qu’il y a un réseau de prostitution, mais qui se cache derrière tout ceci? Trop de choses sont faites mais personne n’ose en parler;

Citée universitaire ou pas pour des filles en quête de savoir, c’est compliqué.
Si vous habitez la citée universitaire de l’université de Cocody, et que vous ne connaissez pas Adingra, c’est que vous n’y êtes pas. Il y a sûrement quelque chose qui vous a échappé. Qui ne connaît pas le fameux slogan d’Adingra le Cabiniste du bât C: Le campus change avec Adingra!  il ne passe pas inaperçu. A côté de lui il y a les vendeurs d’attiékés, d’œufs, les réparateurs de réchauds, et même de chaussures. Je vous ai trouvé quelques affiches, voyez par vous même!

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Dans chaque bâtiment vous pourrez trouver un ou une vendeuse. Les médecins de cité sont là en cas de bobos, et aussi d’urgence. Les supermarchés sont disponibles pour les emplettes de toutes sortes. Il y a un supermarché tenu par des chinois. D’un bout à l’autre il y a aussi des restos! Tous les étudiants les connaissent; je ne pourrais pas parler de restos et omettre celui que tous ont surnommé Amphi R: le Rwanda,  ou encore le Mensa en allemand ;notre fameux resto universitaire réputé pour ses mets hors du commun, voire époustouflants : Pili-pili, Tombée de légumes, Atomoli froid, sauce graine, arachide, accompagnée de riz. Du Kabato à la sauce kôpè, et j’en passe. Si vous voyez un étudiant son sachet en main, ne vous y trompez pas, car il revient du resto; la preuve en image

un étudiant, un sachet bleu

un étudiant, un sachet bleu

Il faut payer 200 francs pour avoir accès à un plat au resto, mais la réalité encore y est. La nourriture est parfois de mauvaise qualité. Les étudiants mangent- ils à leur faim? Peut-être bien en quantité oui, mais la qualité non.

 

 

Le bâtiment S quant à lui a ses facettes. Les couloirs devenus lieu de dépôt d’ordures, les robinets qui coulent, les douches à partager à deux chambres, l’ambiance qui y règne sans oublier la fameuse buanderie.

La fameuse buanderie

La fameuse buanderie

c'est décevant de voir ca

c’est décevant de voir ça

douche commune du bâtiment S

douche commune du bâtiment S

 

 

 

 

 

 

 

Je ne pourrait oublier ce fameux code d’honneur des cambodgiens rédigé par les résidentes de
la chambre 35.

le code d'honneur du Cambo

le code d’honneur du Cambo

Le code d’honneur écrit ici, stipule clairement que les deux parties ne doivent admettre des cambo que pour des périodes bien déterminées ; si ces deux parties s’efforcent à respecter ce code, dans d’autres chambres c’est pas le cas. Ces situations tournent très vite au vinaigre. Les expressions comme « les Cambodgiennes ont pris le déçu » sont perceptibles ; elles se permettent tout et font comme si tout leur était permis ; c’est ça la réalité du campus.

J ai voulu parlé de la vie en cité parce que beaucoup ignorent ce qui s’y passe. Il y a les parents qui viennent pour y passer les vacances: petit- frère ou petite- sœur ayant obtenu un examen, grande sœur en congés, neveux ou nièces, le campus est devenu le site touristique le plus prisé des vacanciers. Quoi qu’il en soit, il y a toujours un aspect positif en tout. Pour moi c’est les études et je sais que loin de vouloir être de grands intellos, les études constituent la première raison pour un étudiant d’habiter en cité. Je sais une chose de ces quelques mois en cité, c’est qu’il ne faut jamais se détourner de ses objectifs car en voulant être comme M. Tout le monde, on finit par devenir Personne et sans identité personnelle pas de parfaite réalisation de soi. Et c’est l’erreur que commettent beaucoup d’étudiantes, qui à force de vouloir mener une vie de débauche, de luxe, finissent par perdre l’essentiel de leur vie….
A suivre…

La vie d’une étudiante ( acte 1)

De toutes mes expériences de vie, je n’aurais jamais pu imaginer que j’en arriverais à vivre en cité universitaire. Tout ce que l’on peut croire ou penser des cités se révèle parfois vrai, mais la vraie question est de savoir : que se passe-t-il réellement dans ces cités ?

La vie d’une étudiante commence dès son entrée à l’université. On ne s’imagine pas tout de suite que les réalités sont autres que celles du lycée. A l’université, on fait de nouvelles rencontres, on se fait des amis pour la vie et aussi des ennemis. Ma première année universitaire a été pénible, mais j’ai su relever le défi. Cette année encore, la pression monte. Je dois doublement travailler, car j’ai une chambre à conserver. Je dois m’assumer socialement. Ma chambre se trouve au 2e étage du bâtiment S. Du haut de ma chambre, on assiste à toutes les scènes possibles : disputes entre amoureux, discussion rythmée entre amis, des personnes assises à la fontaine regardant les passants, et le plus important, les voitures qui se garent.

ma vie à moi, commence par là

La vie d’une étudiante

Il est désolant de voir des pères de famille qui passent leur nuit avec de jeunes étudiantes pendant que leur femme et leurs enfants les attendent à la maison. Le comble, c’est de les voir garer leur voiture à des heures tardives. Le campus est-il un lieu de savoir, ou un lieu de prostitution ?

Ma voisine de chambre, du nom de Bénédicte, est inscrite en fac d’espagnol, en licence 3. Nos différences d’ethnies n’ont en rien troublé notre quotidien, mais une série d’événements insolites viendra bouleverser notre paisible quotidien. Au bâtiment S, il y a un phénomène que personne ne saurait ignorer : qui a branché son réchaud ?

Cette phrase qui maintenant fait partie de notre quotidien ne laisse personne indifférent. Pour pouvoir utiliser son réchaud, il faudrait s’assurer que personne n’ait branché un réchaud ; une situation pénible, mais qui à force est devenue une seconde nature. Les jalousies entre filles favorisées par les portables dernière génération enveniment le quotidien du bâtiment. Les rapports entre voisines en ont pris un coup. Plus de communication, chacune pour soi, Dieu pour toutes ! Avec l’insécurité grandissante, l’on assista le 16 juillet 2015, alors que nous profitions d’une belle soirée, à campus en folie (1). Campus en folie est l’appellation que je donnai à cette prise de bec entre étudiants membre de l’AGEECI et la police. Une situation que seuls les témoins de la scène pourraient relater sans embûches. Quelle génération sommes-nous ? Je me le demande encore, mais pour connaître la suite de l’histoire, rendez-vous pour un autre acte de  » La vie d’une étudiante « .

Nappy, ou figure de mode?

                                           ETRE NAPPY? EFFET DE MODE OU AFFIRMATION DE SOI

La nouvelle tendance du moment que tout le monde s’arrache: le Nappy

Qu’on soit grand ou petit, adepte de mode ou pas, ce phénomène s’est répandu avec beaucoup de tact en Afrique. Toutes les femmes s’arrachent cette nouvelle manière de concevoir le monde. Effet de mode ou Affirmation de soi, toutes sont unanimes: Le Nappy, c’est un retour aux sources aficaines.

La tendance est de mise, cheveux crépus, soins d’entretiens, huiles ramollissantes et raffermissantes; en somme elles atteignent le summum avec ce nouvel outil de mode et de beauté. Le Nappy rend à chaque femme noire sa couleur authentique, elle révèle ce côté rustique qui sommeil en elle, cette touche d’identité culturelle et maternelle qui fait de la femme africaine la véritable beauté du monde. Le Nappy affirme son identité, c’est un véritable déclencheur de bonne humeur! Il permet des fantaisies de toutes sortes, il donne naissance à une envolée pleine de bon sens. Les femmes veulent toujours être à fleur de mode; elles veulent toujours paraître, et avec le Nappy elles paraissent. Mais plus qu’une affirmation de soi, c’est un vrai effet de mode, car la femme africaine est toujours prête à copier, elles évoluent en fonction de la mode, , le plus important c’est d’être d’actualité. Alors la mode est certes une tendance d’actualité mais elle doit être un moyen de liberté de soi. Il s’agit alors d’être soi; il ne s’agit plus ici du Nappy, mais d’une totale liberté de soi.

Être africainement belle ne signifie pas un retour aux sources mais plutôt une totale conscience de qui on est réellement. Nappy comme effet de mode, oui, mais au fond ce qui fait de nous des femmes africaines, c’est notre valeur en tant que femme africaine; le Nappy n’y est pour rien.

Affirmer son identité c’est d’abord avoir une identité, reconnaître la valeur qu’on a en tant que personne au delà de toute close conceptuelle; Ainsi être Nappy pour moi, c’est juste faire figure de mode, demain la tendance sera inversée; on ne parlera plus de Nappy, mais d’un autre phénomène. Et à ce moment là , les femmes s’adonneront à une autre lubie plus fantastique que la première.

Avant tout il faut rester soi, rester naturelle, sans pour autant être Nappy,  car la mode passe, mais les valeurs culturelles, elles, restent.

Et ça, c’est toujours d’actualité!