je négretise ma négritude

Africainement belle
Je négretise ma négritude
je suis le nègre de la liberté
La négritude

Texte : « Ma philosophie »

Concept : « Je négretise ma négritude »

« Ma philo est ma poésie nègre ! Je la négretise dans ma négritude, car moi je suis nègre, et ma philo à la couleur noire ! » Lucie Akouvi Tetey

 

J’ai d’abord pensé noir avant de penser être. J’ai été noir avant d’être MOI. Mon identité noire s’est révélée avant que je ne naisse,

Oui ! je suis un être à la peau noire.

Je suis un apatride, mais j’ai la peau noire, pas besoin de nationalité pour savoir qui je suis. Loua a demandé : « Qui suis-je ? » Et moi je dis, je suis ce : « Je interrogateur », ce Je qui intrigue les plus infimes parties du cerveau de l’être humain. Il se creuse la tête pour savoir quoi, que répondre ? Alors qu’il n’y a rien à répondre, car la réponse est « Qui suis-je ! »

Je suis Noire, philosophie pensante, négritude des nègres, lutte continuelle pour une liberté poétiquement noire

Je suis la poésie des Noirs

Leur source d’inspiration et comme le café, je me veux chaude,

Aux couleurs de ma terre, vivante et chaleureuse

Aux couleurs des abysses, purement nègre !

J’aurais pu imiter Senghor, mais si je le faisais, alors qui serais-je ?

Je n’imite pas Senghor, il a révolutionné son temps

Et moi, fille du négrier, je m’impose en tant que touche noire !

Un prototype purement africain : je négretise ma négritude

Je ne porte pas de trace de l’Occident, mais le pas de l’Afrique

Je suis celle qui porte en elle le sang du Noir

Le nègre de la lutte, aux temps coloniaux

Je suis le bruit de canons noirs revendiquant dans leurs grouillements une partie de leur histoire.

Je n’imite personne, je suis ma propre imitation.

 

Et dites-moi, qui saurait imiter un nègre dans toute sa négritude ?

J’écris mon état d’âme, je parle de moi, de cette pensée enfouie en moi que personne ne comprend.

Je me dissipe de tout errata et je fais subsister ma pensée. Je pense, pendant que mon esprit peut converser avec mon âme.

Ils parlent de manières, de façons, de tout ce que tu ne comprends pas, que le monde appréhende, mais qui est vérité absolue.

Je fais mon examen de conscience. Ma pensée a été une fois un pensant, et là j’ai laissé mon instinct me dominer. J’ai appris à être un instinct avant d’être une pensée ; j’ai rompu entre moi et le monde toute connectivité déconnective de lui et moi. Je parle de philosophie noire. De toute ma dialectique de vie. De tous ces mots qui me composent, et que personne ne comprend ; et si moi je me comprends, c’est parce que moi je fus un pensant !

Je philosophe avec mes mots.

Je les rends poésie quand ils semblent être un rien.

Je fais comme le nègre, je lutte, je me bats pour faire de ma pensée un vrai savoir africain !

Je pense autrement pour que ma belle Afrique pense bien.

Je parle de survie pour qu’elle vive.

Je ne me défends pas, c’est elle qui me défend.

Et quand tout semble flou, j’ai ma pensée qui me rend lisible.

Je fais de mes écrits de vrais savoirs littéraires.

Je parle d’avenir et pense au passé.

Je m’inspire de ma culture pour faire ma poésie,

Je parle d’elle comme d’un enfant.

Et même si j’étais la mère de tout cet univers pensant, alors rien n’aurait été différent.

Ma philosophie interpelle,

Elle dicte et n’impose pas,

Elle se rebelle,

Elle est belle

Elle un appel au réveil des consciences.

Un réveil noir et conscient !

Elle murmure à l’Afrique le chant de liberté !

Elle apaise les cœurs et unifie les mœurs.

Elle se reconnaît en la liberté de ses fils.

Elle est l’arme des faibles.

L’arme des forts

Elle est noire,

Purement poésie nègre

Elle négretise le monde littéraire à la manière noire

Elle est un Qui suis-je ?

Une réponse interrogative

Elle est elle-même le socle de la vie noire,

Une vérité absolue que personne n’ose démontrer

 

Je pense ma philosophie à la nègre.

Des touches colorées attachées à mes valeurs noires.

Je suis un être pensant mais avant tout une négrillonne.

Je négretise dans ma négritude cette partie de négrier qu’il y a en moi.

Ma philosophie est d’abord noire.

Elle n’a pas les traces de l’Occident, mais les couleurs de l’Afrique.

Elle pense humanité,

Elle pense égalité !

Elle est pour la vérité de l’esprit !

Elle pense pensée noire !

Elle sait que l’Afrique est faite de pensées que personne n’ose développer. Mais moi, je philosophe, j’apporte ma touche de savoir, pour changer le monde. Je négretise ma négritude ;

Je suis Noire et ma philosophie est noire.

Je pense négritude comme Senghor et Césaire.

Je pense liberté comme Mandela,

Égalité comme Gandhi !

Ma philosophie est noire, c’est elle qui a la force du monde. Je la slam sur des airs de soul, je la rap à l’africaine.

Ma philo à moi dépasse les frontières ; elle donne à l’Afrique sa part de volonté ; elle n’excède pas les limites ni ne viole les règles, mais elle dénonce ce que l’esprit humain appelle pensée universelle.

Ma philo est ma poésie nègre. Je la négretise dans ma négritude, car moi je suis nègre, et ma philo à la couleur noire !

Akouvi Lucie TETEY 13/03/2015 Ma philosophie !

28/03/15 ; achevée !

3 réflexions sur “je négretise ma négritude

  1. J’aime… Et comme dirait Césaire: « Car pour me cantonner en cette unique race vous savez pourtant mon amour tyrannique/ vous savez que ce n’est point par haine des autres races que je m’exige bêcheur de cette unique race/que ce que je veux/c’est pour la faim universelle/ pour la soif universelle// la sommer libre enfin/ de produire de son intimité close/ la succulence des fruits.

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