Seconde chance, Cinquième Partie, (fin du dénouement)

SECONDE CHANCE,  Cinquième partie,

Le Dénouement ( fin…)

Depuis le jour, où Tidiane était entrer dans sa vie tout allait à contre sens.

Cette invitation à dîner n’avait rien de vraiment amicale, bien au  contraire , elle avait pris une autre tournure. Celui-ci était devenu un vrai prédateur, et elle une proie facile.
Au début de cette relation des plus amicales, elle lui parla de sa presque  rupture avec son cher Charles.
Ses espoirs désormais étaient de mener une vie bien tranquille au delà de toute certitude humaine. Elle savait qu’elle pouvait rencontrer l’amour à n’importe quel instant, cela n’était pas un problème.

En dépit de tout, Charles et elle avaient eu une belle histoire d’amour, et des plus vraies !

Mai ce fameux Rendez-vous “amical” de St Valentin avait tout changé . Tidiane l’appelait à chaque heure, lui envoyait des textos d’amour malgré son interdiction, voulait être informer de tout, insistait pour la raccompagner partout, à chaque instant. Il était envahissant.
Elle ne s’imaginait pas un instant faire sa vie avec un être pareil.
Tidiane avait le comportement d’un psychopathe et cela en devenait inquiétant.
Elle le trouvait certes beau, élégant, très cultivé même, mais pas plus.

Les sentiments qu’elle éprouvait pour lui, n’égalaient en rien ceux qu’elle avait pour Charles. Et de plus son obsession pour elle lui était insoutenable.

Les jours qui suivirent furent les plus rudes.
Félicité était à bout. Entre aller très tôt les matins et ne rentrer que très tard, pour éviter de le rencontrer, elle était à bout de souffle.

La fatigue se faisait sentir et bientôt on entrerait dans le mois de Carême. À cette période là, il faisait une telle chaleur, qu’on en perdait presque la raison.
Elle ne pouvait donc pas continuer ainsi.

Sa vie était devenue trop épuisante, et à côté de cela, Tidiane n’avait pas à la diriger .
C’en était assez ! Il fallait reprendre les choses en main…

Deux jours avant le mercredi des cendres, Félicité lui donna rendez-vous dans un restaurant non loin de la cité. Elle avait opté pour un lieu public, car elle craignait une attitude déplacée de la part de Tidiane.

Ce dernier était très enjoué et très ravie de la revoir, d’autant plus qu’elle lui avait fermé toutes les portes.
C’est donc dans une atmosphère assez tendue, que se retrouvèrent nos deux antagonistes.
– Salut ça va ?? Avait-il lancé comme pour la faire réagir.
– Très bien et toi ? Je suppose que tu vas très bien !
– Pas vraiment ma belle. Depuis cette fameuse nuit de Saint Valentin, tu as changé. Je ne te reconnais plus. Et en plus j’ai l’impression que tu m’évites. Qu’y’a t-il donc ma puce ?

– Je croyais pourtant te l’avoir interdit. Ne m’appelles pas ainsi car je ne le supporte pas.
Tu me parles de ce fameux soir, où tu m’as avoué que tu m’aimais ? Ou de l’instant où j’ai refusé de sortir avec toi ??
Tout est encore clair dans ma tête. Les images sont bel et bien là.

Ce soir là , les choses prirent une autre tournure. De ce cadre féerique, elle n’en gardait pas de bons souvenirs.
Après avoir refusé sa proposition, Tidiane se montra très agressif et violent au point de lui coller une gifle. Sans l’intervention du serveur, elle aurait pu subir pire. Prise de panique, Félicité accourrue dans le Hall de l’hôtel. L’hôtesse d’accueil fit appeler un taxi.

Ce fut un vrai choc pour notre belle, peu habituée à ce genre de situation.

Tout le trajet retour, elle était très à fleur de peau. Elle ne put rien expliquer à qui que ce soit, pas même à sa voisine, pour qui elle n’avait aucun secret.
Après ce malencontreux épisode, elle avait décidé de s’éloigner de tout ce qui lui rappelait Tidiane. Et aujourd’hui, il était temps de le rayer définitivement de sa vie…
Félicité reprit de plus belle. – Écoutes tu n’as pas encore compris que tout ce qu’il me faut c’est d’être tranquille et en paix ? Tu m’as brusqué de la pire des manières, et ça, aucune femme ne l’accepterait.

Tidiane réalisa alors qu’il avait été vraiment lâche et tenta le tout pour le tout.
– Je comprends parfaitement que tu m’en veuilles. J’étais hors de moi, et je m’en suis excusé un milliard de fois. J’ai pas l’habitude qu’on me dise “non”. Alors imagines un peu ce que j’ai ressenti. J’étais perdu, et je n’ai pu me retenir. Jusqu’à quand vas-tu continuer à me condamner ? Je sais que je t’ai blessé, mais donnes moi au moins une chance de tout reprendre à zéro. Je t’en supplie…

– Je ne te condamne pas, loin de là. Mais crois-moi,  il te faut de l’aide. Et moi, je ne suis pas la personne appropriée. Tu as fait une fixation sur moi, et c’est très mal. Au point où nous en sommes, je préfère que tu ne m’écrives plus, oublies moi. C’est ce qu’il y a à faire.
– C’est donc pour ce vaurien que tu me dis ça ?  Je vaux bien mieux que lui. Dans sa voix il y avait beaucoup d’amertume et surtout de la colère.

– Ne le prends pas ainsi. Tu es quelqu’un de bien mai, pour une autre. Je préfère que ma vie soit épanouie. Avec toi c’est pas le cas, et à vrai dire je suis toujours amoureuse de Charles. Crois-moi, vaut  mieux qu’on en reste là. Oublies moi et bonne chance pour ta vie !
Sur ces dernières paroles, Félicité s’en alla.

Elle venait de faire le bon choix. Leur amitié n’était qu’un leurre car lui éprouvait des sentiments d’amour.

Sa vie n’avait pas à être parfaite, elle le savait . Elle avait en elle cet espoir qui sauve d’une mort certaine. L’espoir de retrouver son tendre amour, quoi qu’il lui en coûte. Elle marchait toute chamboulée par tout ce qui venait de se passer ; Tidiane souffrait, mais elle n’y pouvait pas grand chose. Son coeur lui, la conduit tout droit dans les bras de Charles. Il l’avait guidé jusqu’à la chambre de ce dernier.
Lorsqu’il ouvrit la porte, il ne réalisa pas que ce soit elle.
Elle se tenait là devant lui, à bout de souffle, épuisée par la marche et par ce trop pleins de pensées qui l’envahissaient.

Elle se jeta dans ses bras, fondit en larmes. Il y avait dans ses yeux, une part d’amour et d’incertitude.
Que faisait-elle là ? Sà raison, elle l’ignorait, mais son coeur, lui le savait.  Il lui essuya les larmes et l’envie dominant la raison, l’embrassa tendrement.
C’était un baiser passionné. Il ravivait des souvenirs, en créait de nouveaux. Il avait le goût de retrouvailles, de seconde chance, d’un nouveau départ, d’une envie de se reconstruire.
Ce baiser scellait un lien unique et fort, né un soir d’août, lors d’une soirée entre amis.

Tendrement ils consommèrent cette nuit de volupté. L’amour était au Rendez-vous. Rien ne planait autour de cet amour merveilleux. Le temps s’était suspendu pour laisser place à la magie !

Le lendemain matin, ils avaient du mal à réaliser ce qui venait de se passer. Inconsciemment son coeur l’avait conduit à lui, était-ce là un signe du destin ??
Elle était blottie contre lui et lui la caressait doucement. Il lui dit alors:
– Je n’arrive pas à croire que tu sois là. Après tout le mal que je t’ai fait, tu es revenue vers moi. Qu’allons nous faire ?? Je…

– Chut..! Fit-elle. Tu réfléchis trop. J’ai été conduite par mon coeur vers toi et je n’y crois toujours pas. Et pourtant à la minute, où je t’ai vu, j’ai réalisé que c’était toi mon bonheur. Je ne peux pas vivre sans toi.
Tu es l’essentiel de ma vie. Et malgré cette situation qui nous sépare, aujourd’hui je suis là.
rien d’autre n’a d’importance car aujourd’hui c’est avec toi que je veux être.
Félicité n’en revenait pas. Elle, qui était si conventionnelle, risquait de détruire une potentielle famille en devenir. Qu’importe ! Elle était amoureuse. Ne dit-on pas que l’amour est aveugle ?
Elle était aveuglée par le sien et rien n’y changerait.

Un nouveau jour se levait sur notre belle cité universitaire. Pour certains c’était le début d’une belle liaison interdite, et pour d’autres, la fin de tous les espoirs. Quoi qu’il en soit, pour Charles et Félicité, c’était le début d’une Seconde chance bien méritée… Et ils comptaient  en profiter !

<Fin>

Écrit par Massy Tey !

 

9 réflexions sur “Seconde chance, Cinquième Partie, (fin du dénouement)

  1. Mes félicitations Marie, il y a une très agréable facilité à te lire. Ce dénouement est l’un des plus beaux qui puisse être en amour. Savoir pardonner pour l’amour c’est clef d’une relation réussite. L’amour si fort qu’elle a pour Charles l’a aveuglement conduit sans même qu’elle ne le sache à son être de bonheur. Merci.

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