Seconde chance, Quatrième Partie, le dénouement…

Quatrième Partie, Le Dénouement… 

Une semaine venait de s’achever. Les choses reprenaient petit à petit, et notre belle Félicité sembla ne plus éprouver une once de chagrin. Il n’y avait plus de seconde chance, du moins c’est ce qu’il en restait.

Sa vie était devenue  une belle routine. L’école, ses cours, sa passion pour la musique lui faisaient oublier le reste du monde. Même le beau Tidiane n’avait pas encore trouvé une place dans ce coeur qui tentait de se reconstruire .

Elle n’avait pas sorti sa carte de la fameuse poche où elle l’avait mise.

Elle se disait qu’il fallait mieux reprendre le rythme de vie d’un célibat bien mérité. La sensation de liberté qu’elle ressentait en elle lui rendit la vie moins monotone.

Elle reprenait peu à peu un souffle nouveau. Il n’y avait pas  le temps pour  s’ennuyer ! Entre les devoirs, les interrogations, et les cours à préparer, il y avait une panoplie de choses à faire. Et il fallait s’y atteler.
Tidiane de son côté, rêvait d’elle. Il passait tous les matins à la même heure espérant la rencontrer ; et tous les soirs, se garait devant son école espérant qu’elle ne sorte.

Hélas ! Tous ses efforts étaient vains. Félicité avait pris de nouvelles habitudes. Elle était toujours pressée de rentrer à la maison et c’était comme ça. D’ailleurs que pouvait-il bien espérer d’elle ? Rien, car au fond d’elle, c’était un véritable chantier en construction !

Les jours s’écoulèrent et se succédèrent au rythme du vent. Partout on avait que ce mot à la bouche.    Cette fête s’annonçait pour certains de bonne augure et pour d’autres, il n’y avait rien à fêter. Dans tous les coins de rue, tous ne parlaient que de la St Valentin. Ça en devenait agaçant.

De toute façon cela ne la concernait pas.  Elle n’avait pas d’amoureux, quoi que courtisée ça et là, cela lui était bien égal. Le seul homme qu’elle voulait était Charles, mais lui appartenait à une autre désormais. Alors il n’y avait plus rien  à faire…

Ce matin là, les cours prirent fin de manière rapide. Même ses élèves avaient quelque chose de prévu.   Elle avait préféré refuser toutes les invitations qui s’offraient à elle, et n’attendait qu’une seule: celle de Charles, le valeureux élu de son coeur.

Elle attendait  désespéramment ce SMS d’amour comme à leur première St Valentin.  Elle se rappelle encore de ce moment.

Il lui avait écrit un poème et l’avait invité à dîner sur la dalle du Bâtiment S de la cité. Il y avait ce jour là un trop plein d’amour qu’on ne pouvait décrire.

Tout était parfait, même le murmure de cette nuit l’était . C’était la plus belle et la toute première. Malheureusement, rien de ce conte de fée n’existait encore aujourd’hui. Tout s’était éteint comme ça et il fallait passer à autre chose.

Couchée sur son lit, elle songeait à appeler Tidiane. Elle ne l’avait pas remercié pour son beau geste, quoique réticente à l’idée d’entendre sa voix, elle composa néanmoins  le numéro.

Au bout du fil, il y avait une femme.

Elle se dit sûrement qu’elle avait fait le mauvais numéro, alors elle réessaya. C’était bien le bon numéro. La femme lui dit alors que  Tidiane était sous la douche. Félicité  laissa donc un message, puis raccrocha. Pourquoi son téléphone se trouvait- il entre les mains d’une autre ?

La tristesse se lisait sur son visage.   Elle avait été idiote de croire qu’un si beau personnage pouvait s’intéresser à elle, une simple prof d’Allemand. Elle n’avait pas sa classe, ne venait pas de son milieu. Lui était distingué, et elle toute simple.
Il portait de beaux vêtements, vivait certainement dans une belle maison, possédait une voiture de luxe et avait toutes les femmes à ses pieds. Il n’avait pas besoin d’elle. Pensait-elle, sans se douter un instant qu’elle faisait là une crise de jalousie.

Perdue dans ses pensées, elle n’entendit pas son téléphone sonner. Sa voisine lui fit signe et elle comprit alors qu’on l’appelait.
Son téléphone sonnait pour la troisième fois. Elle s’empressa de répondre. C’était Tidiane… Il avait été informé de son appel et voulait l’inviter à prendre un pot. Félicité ne se fit pas prier.

Le Rendez-vous était pour 19h.  Était-ce un élan du coeur ??? Un rendez-vous amical à la St Valentin promettait de faire des étincelles. Vite ! Il fallait trouver une tenue. Elle pu compter sur la promptitude de sa voisine.

Sa robe était parfaite. Dentellée à souhait avec une longueur à la limite de la décence. Des escarpins noirs pour plus de sobriété et un décolleté à en faire pâlir quelques unes. Rien n’était trop extravagant, ni trop élégant.  Tout était une question de juste milieu. Son sac en bandoulière noir irait très bien avec tout le reste. Il ne resta plus qu’à enfiler sa belle robe et le compte y était.

C’était un vrai plaisir pour Félicité de sortir ce soir là. En toute amitié s’étaient- ils dit.

Il y avait une part de reconnaissance dans ce rendez-vous mais également beaucoup d’envies.  Elle savait bien qu’il était un bel homme.  Son charme ne faisait pas défaut.  Elle pouvait donc céder, car rien ne l’en empêchait désormais. Il était 18h30.

Comme prévu il passa la prendre en cité. Elle cachait sa joie, mais au fond, était très heureuse de le revoir ! Il avait l’air plus décontracté, plus relaxe. Sa mise était très classe.

Rien d’extravagant. Une belle chemise blanche et un pantalon noir, rien de vraiment extraordinaire, mais ses souliers vernis faisaient toute la différence. Félicité prit place à bord de la belle Audi. Il avait du goût et surtout le choix, car la Audi faisait partie des voitures allemandes les plus belles célèbres. C’était une sacrée coïncidence qui la laissa dubitative.
Tout le long du trajet, il n’y eut que des échanges de regards. Ils se dévoraient l’un l’autre. Il y avait une attraction mutuelle qui se pofinait. Un instant plus tard elle se décida enfin à rompre le silence.
– Pourrais-je savoir où nous allons ?? Ça fait maintenant 15 minutes que nous sommes en route et je ne vois rien autour. Demanda t’elle d’une voix assez dominatrice.
– Tu as peur ? Tu ne devrais pas pourtant ! Je suis là… Et crois moi je ne suis pas un kidnapper, encore moins un serial killer, alors détends toi. Tu vas adorer l’endroit où nous allons. C’est magnifique ! Et désolé si je me permets de te tutoyer mais je crois qu’il est temps de se comporter en amis.
Il avait bien raison sur ce coup là ! C’était bien le moment de rompre cette barrière invisible qui s’était installée on ne sait pourquoi. Pour la première fois de sa vie, elle faisait confiance à un inconnu. Tidiane lui inspirait tant de bonnes ondes, qu’elle se laissa guider par lui.
Ils étaient enfin arrivés. Il trouva une place pour se garer, puis descendirent tous deux de la voiture. À la vue de ce lieu, elle réalisa qu’elle avait été sotte.

Il était magnifique !

Tidiane avait réservé un bengalo au bord de la plage. Le cadre était très élégant et poétique ! Il y avait des bougies de toute part, une ambiance de bohème, une lumière tamisée pour donner une impression de féerie. C’était un lieu exceptionnel ! Et tout semblait être fait pour l’impressionner !
Que chercha t-il- à prouver ?? Quelles étaient ses intentions envers elle ? Elle ne tarderait pas à le savoir…

Affaire à suivre… Écrit par Massy Tey 

13 réflexions sur “Seconde chance, Quatrième Partie, le dénouement…

  1. Bonne occasion pour oublier ce Charles. Mais il va falloir faire très attention ma chérie.
    J’avoue que cette histoire me fait revivre des moments intenses de ma vie.
    J’attends la suite avec impatience
    Ça promet un vrai « boom »

  2. L’Histoire est très captivante , quand on lit , on a l’impression que quelque chose de grand se produira dans les phrases suivantes , juste devant mais helas toujours la même tension . J’aime beaucoup ça car ça nous plonge derechef dans le suspence et on a envie de savoir la suite .

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